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Bollinger (bandes de)

Les bandes de Bollinger sont deux courbes placées à une distance fixe de 2 écarts types de part et d'autre de la moyenne mobile sur n périodes. Ces trois courbes forment donc un tunnel plus ou moins large qui suit le cours de l'action en fonction de son écart type, donc en fonction de sa volatilité. Par définition, le cours de l'action se trouve pendant 95% du temps à l'intérieur des deux bandes. Les bandes s'écartent donc durant les périodes de volatilité et se rapprochent durant les périodes plus calmes. Cet indicateur nous permet de dégager quelques caractéristiques :



Dans une tendance haussière (ou baissière), les cours oscillent généralement entre la Moyenne Mobile et la Bande de Bollinger supérieure (ou inférieure)
Un resserrement des bandes de Bollinger est souvent annonciateur d'une inversion de tendance de l'action
Si les cours sortent d'une des bandes, on suppose que la tendance va continuer
Si le cours de clôture de l'action vient faire un plus bas à l'extérieur de la bande inférieure, puis un nouveau plus bas à l'intérieur de cette bande, on peut s'attendre à un retournement haussier
Un mouvement qui commence sur une bande à toujours tendance à se prolonger jusqu'à la bande opposée.

Canaux

Il est souvent possible de faire apparaître des lignes obliques sur lesquelles viennent buter ou se poser le cours, et de ce fait d'identifier les combinaisons parallèles de celles-ci, appelées canaux, à la hausse ou à la baisse. Ces tendances sont souvent extrêmement puissantes et traduisent bien la mémoire des marchés puisque des canaux peuvent être valables simultanément à long et à court termes. La puissance de ces tendances explique que leur fin s'accompagne souvent d'une forte volatilité et amène le cours à s'inscrire dans une tendance inverse. Cette situation peut être précédée de l'évolution du titre au sein de zones ou de canaux intermédiaires du canal, suggérant ainsi que la tendance est sur le point d'être invalidée. On peut aussi observer des canaux sur un plan horizontal ; on parle alors plutôt de « range » (intervalle). Ces figures sont la marque d'un marché peu enthousiaste quant au sens de variation du titre ou de l'indice. Celui-ci varie ainsi autour d'un niveau moyen horizontal. Dès lors que ces ranges sont cassés, l'objectif se définit comme pour les autres canaux, en reportant la largeur du canal au point de sortie dans la direction de variation du titre.

Chandeliers japonais

La méthode des chandeliers japonais a été mise au point au XVIIe siècle pour prédire l'évolution des contrats sur le riz. Les chandeliers reprennent les principes des bar-charts, mais permettent également d'apprécier le sens de la journée en distinguant directement si le cours de clôture est inférieur ou supérieur au cours d'ouverture. L'écart entre le cours d'ouverture et le cours de clôture est appelé corps et ressemble à une bougie, tandis que les extrêmes sont ensuite représentés par un simple trait vertical (comme sur les bar-charts). Ces extrêmes sont appelés ombres. La couleur générale du graphique permet d'identifier la force relative des tendances. Corps blanc avec (ou sans ) ombre : c'est une tendance haussière. On observe une telle figure lorsque les prix à l'ouverture sont proches des niveaux les plus bas, et les prix de clôture proches des niveaux les plus hauts de la séance en cours. Corps noir avec (ou sans) ombre : c'est une tendance baissière. On observe une telle figure lorsque les prix à l'ouverture sont proches des niveaux les plus hauts, et les prix de clôture proches des niveaux les plus bas de la séance en cours.

Consolidation (autres figures de)

Si la figure du triangle symétrique est la plus classique, il existe également des figures dérivées, appelées triangles ascendants et descendants (cf. graphe). Ces figures se caractérisent respectivement par une résistance horizontale en lieu et place d'une résistance oblique baissière et par un support horizontal à la place d'un support oblique haussier. Les objectifs se calculent de façon identique à ceux des triangles symétriques. Il existe une autre forme de figure de consolidation, sous forme de canal, appelée flag. Elle correspond à un canal légèrement baissier (dans le cadre d'un trend haussier) ou à un canal légèrement haussier (dans le cadre d'un trend baissier). En termes d'objectif, cette figure intervient souvent vers le milieu d'un trend, ce qui signifie que l'on peut reporter la hauteur du segment précédent le flag à la sortie de la figure.




Contrary opinion

Dans le prolongement de la théorie de Dow figure le principe de « contrary opinion », développé par Neill (1954). Ce système repose sur l'idée selon laquelle, dès lors que tous les investisseurs ont la même opinion au même instant, il est fort peu probable que cette opinion se matérialise dans les faits... En effet, si tous les investisseurs sont optimistes, qui reste-t-il pour acheter ? Cette approche peut paraître extrêmement systématique et hasardeuse mais elle est se situe néanmoins dans le prolongement logique de Dow. En effet, dans la théorie de ce dernier, la deuxième phase correspond à une période de plus grande confiance dans le titre, associée à son achat par un nombre croissant d'investisseurs. Dès lors, au début de la troisième phase, l'ensemble des investisseurs positifs sur le titre se sont déjà positionnés à l'achat, tandis que les premiers « astucieux » se défont de leurs titres. Il se pose alors la question de savoir quels vont être les acheteurs qui vont permettre au titre de poursuivre sa hausse ! Le marché aurait même plutôt tendance à baisser dans la mesure où les premiers investisseurs cèdent leurs titres... Afin d'estimer ces niveaux sensibles, les investisseurs recourent notamment aux sondages d'opinion portant sur la confiance des professionnels : un niveau particulièrement élevé de confiance est susceptible d'indiquer une situation de surachat, précurseur d'un retournement à la baisse. Une situation symétrique pourrait naturellement être observée à la baisse.

Contre-tendance (indicateurs de)

Ces indicateurs, relativement nombreux mais dont seuls quelques-uns (ex : Rsi et stochastiques) sont utilisés couramment, correspondent à la représentation graphique de calculs mathématiques. Ces derniers sont une expression de l'évolution des cours, et non de leur niveau absolu. Ils sont appelés oscillateurs dans la mesure où ils correspondent à une estimation des tensions du marché, et fonctionnent à la manière d'une fonction dérivée, oscillant de part et d'autre du niveau zéro. Cet aspect est tout à fait capital pour comprendre le principe de représentation des oscillateurs. Ainsi, un indicateur technique qui se retourne à la hausse, entamant une montée après avoir été en baisse, traduit la naissance d'un mouvement haussier sur le titre auquel il se réfère. Il en va de même, symétriquement, à la baisse. Le franchissement du niveau zéro par les indicateurs traduit donc une puissance de mouvement à son paroxysme, laissant ainsi augurer d'un ralentissement de tendance avant un retournement. Les indicateurs peuvent également fournir des informations par eux-mêmes, à la manière des cours proprement dits. Ils peuvent buter sur des résistances ou se poser sur des supports.

Divergence

L'élément principal d'analyse des indicateurs (MACD, Rsi 14 et Stochastiques), bien que souvent sous-estimé, réside dans le principe des divergences. Elles correspondent à une déconnexion entre l'évolution des cours et celle de l'indicateur. On parlera ainsi de divergence baissière (resp. haussière) lorsque l'oscillateur s'inscrit dans une tendance baissière (resp. haussière) alors que les cours continuent de monter (resp. baisser). Ce fait est directement lié au statut de fonction dérivée des indicateurs. En effet, une baisse de l'oscillateur lors d'une tendance haussière traduit un essoufflement du marché qui augure dès lors d'un probable retournement à la baisse. Cette approche n'est valable que si l'oscillateur est dans une zone de survente ou de surachat. Ces zones sont le lieu de prédilection des retournements de tendance, car elles marquent une tendance ininterrompue et sans consolidation. Une neutralité des marchés (autour de 50 pour le RSI 14 jours), en revanche, rend peu probable un essoufflement et donc peu pertinente l'analyse des divergences. Par ailleurs, les divergences étant des signes avant-coureurs, il est en conséquence souvent imprudent de se positionner dès l'apparition des divergences. On attendra une confirmation, comme l'enfoncement de la ligne de 50 sur le RSI pour une divergence baissière.

DMI

Le DMI (indice de mouvement directionnel) a pour ambition de détecter l'existence d'une tendance, contrairement à d'autres outils techniques qui visent à repérer des excès (surachat / survente) ou des divergences. Sa construction passe par le calcul d'un DMI+ et d'un DMI-, par celui de leur somme (DI sum) et de leur différence (DI diff). Le ratio DI diff / DI sum, exprimé en pourcentage, donne alors DX, que l'on lisse pour former l'ADX. Une fois ces oscillateurs construits, leur utilisation est simple. Tout d'abord si le DMI+ se trouve au-dessus du DMI-, cela signifie que les acheteurs sont de plus en plus gagnants. A l'inverse, si le DMI+ se trouve en dessous du DMI-, ce sont les vendeurs qui sont de plus en plus gagnants. Il est donc possible de se positionner à l'achat (DMI+ au-dessus du DMI-) ou à la vente (DMI- au-dessus du DMI+). Des signaux sont également donnés par l'ADX : lorsque il dépasse les 17, le marché est considéré en tendance, et plus sa valeur est élevée, plus la tendance est considérée comme puissante. On prendra donc une position acheteuse si le DMI+ est au-dessus du DMI- avec simultanément un ADX ascendant. Inversement pour une position vendeuse.

DOJI

Le doji est une bougie dont l'ouverture et la clôture se font au même niveau. Cela annonce très souvent qu'un point extrême vient d'être touché et qu'un retournement de tendance important risque d'apparaître.

Doubles tops et doubles bottoms

Les figures précédemment évoquées font toutes appel aux droites de tendance pour les délimiter. Il existe toutefois d'autres figures, appelées figures formelles, et définies par leur seule apparence.




Il s'agit alors de figures de retournement : la tendance du titre s'inverse sur ces niveaux. Les plus significatives de ces figures sont le double top (figure à la hausse) et le double bottom (figure à la baisse). Comme le montrent les graphiques, ces formations correspondent à deux sommets (ou deux fossés) consécutifs. Ces figures sont généralement marquées par une baisse des volumes en jeu lors du deuxième extrême, indiquant le déclin de l'intérêt des investisseurs et laissant présager du retournement de tendance. En termes d'objectif, il peut être trouvé en reportant la hauteur de la figure du double top (ou bottom) proprement dit au niveau de la fin de la figure.

Dow (théorie de)

La théorie de Dow constitue le fondement de la théorie des vagues d'Elliot. Charles Dow a développé sa théorie à travers une série d'articles parus dans le Wall Street Journal entre 1900 et 1902. Principaux aspects de la théorie de Dow : le cours d'un titre à un moment donné reflète tout ce qui est connu sur cette valeur. Dans chaque tendance majeure, il existe trois phases : La première phase : Accumulation par les mains fortes. Sentiment général sur les marchés plutôt pessimiste ; les investisseurs informés (les mains fortes) anticipent une reprise économique et l'entrée du marché dans une nouvelle tendance long terme ; ils achètent donc auprès des investisseurs stressés qui sont prêts à se débarrasser de leurs titres. La deuxième phase : Participation des professionnels et du public. Hausse des résultats des sociétés, Amélioration des conditions économiques, moment où les professionnels vont commencer à entrer sur les marchés. La troisième phase : Distribution des titres par les mains fortes qui précède le retournement du marché. Publication de résultats records et conditions économiques optimales. Entrée massive des particuliers sur le marché qui permet aux initiés et aux professionnels de sortir avec de belles plus-values.

Elliott (vagues d')

R.N. Elliott suppose que les fluctuations des marchés sont le reflet d'une somme de réactions psychologiques individuelles (déjà abordées par Charles Dow) et doivent refléter une harmonie fondamentale de la nature décrites par Fibonacci, mathématicien italien du XIII ème siècle. A partir de la série mathématique et des ratios de Fibonacci, et après une étude pointilleuse de l'évolution du Dow Jones, Elliott est parvenu à déduire un ensemble de principes et de règles qui fondent sa théorie. Ainsi, les marchés connaissent des cycles et évoluent par vagues (influence de Dow), les vagues de progression haussières (ou baissières) alternant les vagues de correction baissières (ou haussières). Elliot a mis en évidence dès les années 30 la récurrence de 5 vagues d'impulsion, suivies de 3 vagues de correction, et ce à toutes les échelles de temps. Le graphique ci dessous présente un cycle complet (5 vagues d'impulsion et 3 vagues de correction).






Un cycle elliotiste est composé de 5 vagues de tendance (1 à 5) et de 3 vagues de correction (a,b,c). Les principes de base de la décomposition des vagues sont les suivants :


une action est suivie d'une réaction ;
les vagues d'impulsion (1,3,5), mouvements dans le sens de la tendance principale, peuvent être décomposées en cinq vagues de degré inférieur ;
les vagues 2 et 4 (mouvements contre la tendance principale), sont des vagues de correction retraçant les vagues 1 et 3. Elles peuvent être décomposées en trois vagues de degré inférieur. Pour les différencier, les ratios de Fibonacci sont utilisés. Ainsi, les vagues 2 retracent au minimum 38.2% de la vague 1, plus généralement 50% ou 61.8%, et au maximum 76.4% ou 100%. Les vagues 4 (ratio de retracement standard 38.2%) ne doivent pas corriger plus de 50% de la vague 3 et leur extrémité ne doit pas enfoncer le sommet de la vague 1 ;
lorsqu'un cycle s'achève, il devient deux subdivisions dans la vague de degré immédiatement supérieur. Quel que soit l'horizon temporel, la façon de compter est la même, car le marché avance selon le même rythme de fond.

Etoile filante

Cf Marteau

Fibonacci : un indicateur avancé

Ce nom fait référence à un ensemble de considérations mathématiques et graphiques, fondées sur la suite du même nom. Celle-ci, formalisée par le célèbre mathématicien italien du 13e siècle, est constituée de la façon suivante :


tout terme de la série s'exprime comme la somme des deux termes précédents (i.e. Un+2 = Un+1 + Un), les deux premiers termes étant 1 et 1 (i.e. U0 = U1 = 1).


Les premiers termes de cette série sont donc : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55,... Cette série dispose de très nombreuses propriétés intéressantes, la plus utile dans le domaine de l'analyse technique concernant la limite de deux termes consécutifs de cette série. Le ratio Un+1 / Un tend en effet vers le ratio d'or (environ 0.618) pour n infiniment grand.


Dans le domaine de la finance, ce ratio et ses fractions sont utilisés pour déterminer des niveaux de résistance et de support ainsi que des objectifs. Les principales proportions en jeu sont 38.2 %, 50 % et 61.8 %. Elles servent à déterminer ce que l'on appelle des « retracements ».


Prenons l'exemple d'un titre qui, suite à de bonnes nouvelles ou à une vague spéculative, passe de 100 (le niveau autour duquel il évolue habituellement) à 300 en quelques semaines. Si une baisse s'amorce sur le niveau des 300, correspondant à des prises de bénéfice ou à la prise de conscience du caractère excessif de la hausse, il peut être intéressant d'être en mesure d'estimer l'ampleur de la correction avant la reprise d'un mouvement haussier ou tout au moins un rebond ou un arrêt de la tendance baissière.


Dans le cas évoqué, on peut s'attendre à ce que le titre trouve un support après avoir chuté de 38.2 % du mouvement de hausse. Ce dernier valant 300-100 = 200, l'ampleur de la chute correspond à 0.382 x 200 = 76.4. Un support pourrait donc se manifester à 300 - 76.4 = 223.6. Les investisseurs les plus confiants dans le titre pourront donc se positionner à l'achat sur ces niveaux. Naturellement, des considérations similaires pourraient être faites symétriquement dans le cas d'une baisse corrigée par une hausse.


Assez souvent, les niveaux déterminés par ces ratios correspondent également à des supports ou des résistances qui se renforcent à mesure que le temps passe. Outre le rôle d'objectif des corrections, les ratios de Fibonacci peuvent donc également constituer des niveaux invitant à se défaire de ses titres suite à une hausse suffisamment marquée.


De façon plus ponctuelle, les ratios de Fibonacci permettent également de déterminer des objectifs alors même que l'on se situe sur des points extrêmes. On parle alors d' « extension de Fibonacci ».


Si l'on reprend l'exemple précédent, il est possible de déterminer des objectifs à la hausse en dépassement du sommet précédent à 300. Ainsi, si l'on considère un retracement (à la hausse, cette fois-ci) du mouvement de baisse précédent, il est possible d'envisager un ratio supérieur à 100 %. Cela signifie que le titre s'inscrit dans un tendance réellement haussière et qu'il est en mesure de dépasser son précédent sommet à 300. Ainsi, un ratio de 138.2 % du mouvement de baisse donne une hausse de 105.6 (1.382 x 76.4), soit un objectif à 223.6 + 105.6 = 329.2.

Gann (règles de)

Elles sont au nombre de deux.

Ne jamais entrer un ordre sur le marché sans placer un ordre stop : cette règle est essentielle afin de limiter ses pertes et consiste à décider à l'avance quelle perte maximum on est prêt à accepter. Elle permet de ne pas céder à la tentation de repousser la décision au lendemain dans l'espoir d'une amélioration quelconque, et donc de suivre à la lettre le scénario que l'on s'était fixé.
* Ne jamais risquer plus de 10% de son capital : cette règle signifie que l'investisseur risque 10 % du capital et reste liquide pour le reste. Si le pari est perdu, le stop protecteur permet de sortir du marché avec une perte minime. Ainsi si le capital diminue vous risquerez toujours 10% mais d'un capital réduit. Si en revanche l'opération en cours est gagnante dans tous les cas, du fait d'un ordre stop placé de telle sorte que le dénouement de l'opération soit blanc ou gagnant, alors l'investisseur est autorisé à se positionner sur une nouvelle valeur pour une tranche supplémentaire de 10% de son capital. On ne sera donc investi à 100% que si les 9 premières positions sont assurées de gagner.
Ces deux règles ont pour but d'obliger l'investisseur d'une part à élaborer une stratégie définissant clairement niveaux d'entrée et de sortie et d'autre part à maîtriser son risque.

Gap

Le gap ou « trou de cotation» correspond à la zone de cours où aucun échange n'a été effectué d'une journée sur l'autre. Il ne peut être observé que sur les graphiques en bar charts (ouverture - plus haut - plus bas - clôture). Par exemple : le 10 octobre 2002 le Cac 40 clôturait à 2758.53 points et ouvrait le lendemain à 2778.61 points pour se maintenir au-dessus de ce niveau et clôturer à 2902.27. Il y avait donc un gap haussier. La formation d'un gap peut résulter de l'annonce d'un événement majeur sur le titre, ou de l'absence de liquidité quand de faibles volumes entraînent des décalages de cours. On distingue différents types de gaps. Le gap commun est souvent la réaction à l'annonce d'un événement mineur concernant la société. Comme il ne remet pas en cause la tendance du titre, ce gap sera comblé assez rapidement, ce qui signifie que les cours futurs engloberont les niveaux du gap. Le gap de rupture ou breakaway gap se produit généralement lors de la rupture d'un canal ou d'une figure technique et signale le changement de tendance du titre. Il sert de résistance ou de support au titre et est rarement comblé. S'il venait à être rempli rapidement, il faudrait alors conclure à un faux signal.

Ligne de cou

Voir « Tête-épaules »

MACD

Le MACD signifie en anglais Moving Average Convergence Divergence. C'est un indicateur technique de tendance. Le MACD (12,26) est la différence entre des moyennes mobiles exponentielles de 26 jours et de 12 jours, et fait ainsi référence à la prépondérance ou non du moyen terme à l'égard du court terme. De façon à estimer l'évolution de la tendance, un indicateur auxiliaire (appelé ligne de signal) est formé. Il est calculé sur la base d'une moyenne exponentielle sur 9 jours. Le MACD permet tout d'abord de définir des situations de surachat et de survente. Une hausse très vive de l'indicateur montre que la moyenne mobile 12 jours est en plus forte hausse que celle à 26 jours, dénotant ainsi une volatilité accrue dans le court terme. A cet égard, une attention particulière doit être portée sur le franchissement du niveau zéro. Ensuite, l'un des éléments en faveur de l'achat les plus significatifs est le franchissement à la hausse de la ligne de signal par le MACD. Enfin, des divergences peuvent être constatées entre la tendance du MACD et celle du cours sur une période déterminée. Ce phénomène se traduit par la hausse ou la baisse plus que proportionnelle du MACD par rapport à la variation du titre.

Marteau

Le marteau et le pendu font partie des figures que l'on peut observer lors de l'utilisation des chandeliers japonais. Ils sont constitués d'une seule et même ligne, d'un corps (blanc ou noir) et d'une ombre. Plus l'ombre basse est longue (au moins deux fois la hauteur du corps), plus l'ombre haute est courte et plus le marteau haussier ou le pendu baissier seront significatifs. Ces deux figures sont identiques, mais le marteau intervient après une tendance baissière, et entraîne une reprise haussière, alors que le pendu intervient après une tendance haussière, et entraîne une reprise baissière. On peut observer aussi le marteau inversé et l'étoile filante. Ces deux figures peuvent être assimilées respectivement au marteau et au pendu. La différence majeure réside dans le fait que leur ombre est dirigée vers le bas. Leur corps peut également être noir ou blanc. Le marteau inversé intervient dans une phase de baisse, et annonce un retournement haussier. L'étoile filante intervient dans une phase de hausse, et annonce un retournement baissier. Il faut bien souvent attendre la séance du lendemain pour voir se confirmer le retournement de tendance.

Moyennes mobiles

Les moyennes mobiles correspondent à une moyenne établie sur un intervalle de temps glissant : chaque jour, la valeur de clôture la plus ancienne composant la moyenne est remplacée par la plus récente (la dernière séance). L'intérêt prédictif de cet indicateur est nul puisqu'il représente l'évolution des cours avec un certain retard. En revanche, il permet de déterminer des tendances à plus ou moins long terme, d'autant plus fortes que la direction de la moyenne est ferme. Malgré sa simplicité, il convient de prendre ses précautions quant à la durée des moyennes utilisées. Les analystes privilégient l'utilisation de deux moyennes mobiles simultanément, de durées sensiblement différentes, afin de prévoir les possibles retournement de tendance : par exemple 20 et 50 jours ou encore 50 et 100 jours. Cette utilisation permet de déterminer - mais avec retard - des signaux d'achat et de vente, quand une moyenne mobile de court terme croise au-dessus ou en-dessous d'une moyenne mobile de plus long terme. L'intérêt principal des moyennes mobiles est d'éviter de se trouver à contre-tendance du marché lorsque celui-ci se trouve dans un mouvement puissant.

Pendu

Cf Marteau

Résistances et supports horizontaux

La notion de supports et résistances est un des éléments clés de l'analyse graphique. Il s'appuie principalement sur l'idée que les décisions d'achat et de ventes sont dictées en partie, tant à l'échelle individuelle qu'à l'échelle du marché, par des considérations psychologiques. Dès lors, les effets de seuil peuvent jouer un rôle déterminant. Un niveau est considéré comme étant un support si, à chaque tentative de le franchir à la baisse, le titre n'y parvient pas et repart à la hausse au cours des séances suivantes. On peut réciproquement trouver des niveaux psychologiques à la hausse, empêchant la montée du titre au-delà de certains niveaux : il s'agit alors de résistances. L'existence de telles figures tient lui aussi au principe de mémoire des marchés. En effet, les investisseurs se souviennent des points de retournement antérieurs et sont ainsi en mesure, à l'approche de ces niveaux, de se positionner en conséquence. Ces anticipations deviennent de la sorte auto-réalisatrices, et renforcent un peu plus la valeur du seuil, support ou résistance. Dans le cas d'un support, ce sont les acheteurs qui exercent leur mémoire et prennent le dessus, tandis que ce sont les vendeurs qui l'emportent dans le cas d'une résistance.





Résistances et supports obliques : la base des trends et canaux

Si de telles figures sont assez facilement identifiables sur un plan horizontal, car correspondant souvent à des seuils psychologiques ou techniques, il n'en va pas de même dans le cas des supports et résistances obliques, c'est à dire des droites de tendances.




Il est même souvent possible d'identifier des combinaisons parallèles de ces lignes, formant des canaux, à la hausse ou à la baisse. Le cours vient donc buter sur le haut du canal et se reposer sur le bas de celui-ci.




Ces tendances sont souvent extrêmement puissantes et traduisent bien la mémoire des marchés puisque des canaux peuvent être valables simultanément à long et à court termes. La puissance de ces tendances explique que leur fin (on dit du canal qu'il est « cassé », en général à la baisse pour un canal haussier et à la hausse pour un canal baissier) s'accompagne souvent d'une forte volatilité et peut amener le cours à s'inscrire dans une tendance inverse.




Les canaux sont également observables sur un plan horizontal ; on parle alors plutôt de « range » (intervalle). Ces figures sont la marque d'un marché peu enthousiaste quant au sens de variation du titre ou de l'indice. Celui-ci varie ainsi autour d'un niveau moyen horizontal. Dès lors que ces ranges sont cassés (et la direction prise par le titre est alors moins évidente à déterminer que dans le cas d'un canal de tendance), l'objectif se définit comme pour les autres canaux, en reportant la largeur du canal au point de sortie dans la direction de variation du titre.

RSI

Le Relative Strength Index (indice de force relative) vise à établir une échelle de référence indépendante des niveaux de cours proprement dits. Il est formé sur la base des moyennes de hausse et de baisse des titres, selon la formule : RSI = 100 - [100 / (1 + RS)] où RS représente la moyenne des clôtures en hausse divisée par la moyenne des clôtures en baisse sur la période choisie (par exemple 14 jours). Le RSI étant borné (0 et 100), il devient dès lors extrêmement aisé de déterminer des zones de « surachat » et de « survente ». De ce fait, le RSI est l'un des indicateurs les plus utilisés. Il y a plusieurs manière d'utiliser cet indicateur : (1) des lignes sont établies à 30 et 70, un franchissement à la baisse des 30 indique un marché survendu, tandis qu'un dépassement des 70 est le signe d'un marché suracheté. (2) On peut utiliser deux RSI de périodes différentes : ainsi un franchissement à la hausse du RSI long terme par le RSI court terme représente un signal d'achat, tandis qu'un franchissement à la baisse du RSI long terme par le RSI court terme représente un signal de vente. (3) On l'utilise aussi pour déterminer des divergences et ainsi des signes d'essoufflement d'une tendance. (4) Enfin, de même que sur les cours proprement dits, des supports et des résistances peuvent se faire jour.

Stochastiques

Il s'agit d'un indicateur servant à comparer le niveau du cours de la clôture par rapport à l'écart de cours sur une période donnée. En d'autres termes, son usage montre la position relative du cours, situé dans un écart historique. Il permet de dégager des niveaux de cotation auxquels on dira qu'un titre est survendu, ou sur-acheté. D'un point de vue visuel, on pourra voir deux lignes entre lesquelles évoluera le stochastique. La ligne inférieure est définie en fonction d'un cours historique, et sur une période donnée. Si le cours descend sous la ligne inférieure, on dira alors que le titre est survendu. Il est sur-acheté s'il est au-dessus de la ligne supérieure. La deuxième utilisation du stochastique est de dégager une ligne de signal (par exemple la moyenne mobile du stochastique) qui offre la possibilité d'estimer une position acheteuse ou vendeuse. Cette utilisation devra être confirmée par l'usage d'un second indicateur : on peut alors recourir au MACD. Enfin, les divergences entre les stochastiques et les cours ont également leur utilité. L'objectif est alors d'anticiper un changement de tendance.

Tête-épaules

La figure en « tête-épaules » est une figure que l'on peut observer lors de l'analyse graphique des cours. L'expression imagée fait référence à la forme de la figure, présentant une suite de trois sommets consécutifs, le premier et le troisième étant de hauteur similaire tandis que le deuxième est relativement plus haut. L'élément capital de cette figure est ce que l'on appelle la « ligne de cou », correspondant à la ligne horizontale joignant les points bas du deuxième sommet. En effet, cette figure marque souvent un retournement de tendance. Jusqu'au second sommet (tête), le titre suit un trend haussier, qu'il casse en formant la deuxième épaule. Il s'inscrit alors dans un trend baissier, que confirme le franchissement à la baisse de la ligne de cou après la seconde épaule. Néanmoins, on observe souvent un phénomène appelé « pull back », correspondant au retour du cours juste sous la ligne de cou. Ce retour correspond souvent à un simple rebond technique, car il s'effectue généralement dans de faibles volumes. De façon plus précise, l'apparition du sommet (tête) peut être envisagée dès lors que les volumes baissent significativement, se trouvant à un niveau inférieur aux volumes atteints lors de la première épaule.

Triangles symétriques

En dehors des canaux, il est bon de remarquer que les associations de lignes de tendance ne sont pas nécessairement parallèles. Il est ainsi possible de faire apparaître d'autres figures caractéristiques, les plus connues étant les triangles. Celles-ci ne constituent plus des figures de tendance mais de consolidation. Les formations en triangle symétrique (cf. graphique) sont les plus utilisées. Elles sont formées par une ligne de résistance baissière et une ligne de support haussière. Le cours vient ainsi tour à tour buter sur la ligne supérieure et se poser sur la ligne inférieure, dans des mouvement d'amplitude de plus en plus faible du fait du croisement des deux lignes de tendance. Cette figure est d'autant plus valide que le nombre d'impacts sur chacune des droites est important (le minimum étant naturellement de deux afin de déterminer l'orientation de ces droites).




Cette figure est relativement fréquente dans le cadre d'un trend de long terme. Autrement dit, le sens de sortie du triangle est généralement dans le prolongement du sens d'entrée. Cette sortie a normalement lieu avant la pointe du triangle, en général vers les trois quarts de sa longueur (mesurée depuis l'impact sur la deuxième ligne de tendance). La forme même de la figure, en resserrement, explique que la puissance « accumulée » par le titre se manifeste soudainement à la sortie de la formation, le titre variant fortement, avec des volumes traités en nette hausse. Avec cette formation également, il est possible de déterminer des objectifs. En effet, celui-ci se trouve généralement, dans le cas d'une consolidation haussière, sur la parallèle à la ligne de support passant par le premier point d'impact (ligne de résistance). Un autre objectif correspond au report de la hauteur du triangle au niveau du point de sortie. Dans les deux cas, ce niveau doit être atteint avant la date marquant la point du triangle.

Trou de cotation

Cf Gap

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