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Hello les zamies et les zamis,

Ceci est bien sûr un post fiction..... quoique.

Prenons récemment le cas de l'effondrement d'un état, un genre de laboratoire miniaturisé de ce qui semble nous arriver à l'échelle européenne ou plus grande.

L'argentine.

Le départ de cette grande crise va chercher ses racines trés profondément dans notre histoire récente, l'aprés 1929.

Le temps de l'Etat providence semblait le reméde aux maux issus de l'aprés guerre (la 2nde) alors que l'Argentine était encore la 5 éme puissance mondiale (aujourd'hui ça nous fait tous rigoler hein ? sauf en rugby et en foot cependant).

Bien entendu il faut exclure le contexte politico-militaire qui ne nous touche heureusement pas, mais qui a eu son influence dans le tourbillon Argentin.

Oublions la succession de gouvernements de tout poil, qui n'ont fait que tisser une toile labyrinthique dont personne ne pouvait ressortir d'une maniére ou d'une autre. De changement de monnaie, en dévaluations, en plan d'arrimage paritaire au USD, en restriction des liquidités (il fut même un temps impossible de retirer plus d'une certaine somme hebdomadairement.... et oui....) rien n'y faisait. L'échevau economique argentin était bien trop complexe pour être perçu par quiconque, il fallait donc miner l'intégralité de ce mastodonte pour en venir à bout et reconstruire... avec les pertes que celà implique pour les divers créanciers ou simple croyants en la solidité du pays.

Je ne vous parle pas du dragon inflationniste qui fit de tel ravages que des cercles économiques d'échanges devinrent "monnaie" courrante (échange nourriture contre service...). La perte via l'inflation sur les salaires et les actifs, faisait que le prix d'une maison au premier janvier ne permettait plus d'acheter une bagnole d'occaz à la fin de l'année. Il en était de même pour le prix du kilo de pomme de terre ou la boite de flageolets en conserve.

Le gouvernement en crise permanente de liquidité en fut à émettre des reconnaissances de dette pour régler les salaires. Un peu ce que nous avons vu récemment en Californie avec les IOU (I Owe Unto – Je dois sur une période indéterminée). Seul le nom change.

Le pompier FMI fut appelé en grande urgence, avec son cortége, que dis-je, sa farandole de mesures anti crise. Au final le FMI fut lui même dans l'obligation de retirer son aide par manque d'application des remédes qu'il avait préconisé. Le 5/12/2001... face à la persistance de l'émission de cette monnaie fantome par le gouvernement lui mêm (mais pouvait il faire autrement face à son peuple ?), la perfusion FMI étant rompue, le tic tac final s'arrêta enfin dans une retentissante explosion du systéme argentin.

La déclaration d'insolvabilité du pays devint irréversible, l'épargne des argentins (comble du mauvais jeu de mot) réduite à néant. La gronde de Vox Populi se fit entendre et les vieux démons répressifs firent quelques ravages dans les rangs des spoliés, des affamés...... qui venaient crier leur colére lors de gréves massives et de manifestations tout aussi générales que ceux qui firent donner la troupe.

Le gouvernement eu agalement recours à des soutien aux familles via des aides réguliéres (pourquoi ne pas les comparer aux cadeaux fiscaux ou primes actuelles aux States et ailleurs ?) sans le moindre résultat, sis ce n'est permettre aux plus démunis de pouvoir manger.. un peu....

Une grande partie de cette affaire est lié à un systéme monétaire défaillant car lié à parité FIXE avec l'USD, à l'émission d'une quantité déraisonnable de monnaie sans fondement d'actif réel. Rappelons qu'un billet de 500 € vaut quelques centimes, seule la promesse de l'échange contre des marchandises ou services lui donne son attrait.

Au final les mesures de sortie de crise prises au fur et à mesure de l'avancement de celle ci n'ont fait que retarder le Big Bang final, lui apportant même le carburant nécessaire à une plus grande déflagration. Le plan d'austérité, de réduction des dépenses de l'Etat fut strictement inefficace. Seul l'abandon contraint et forcé de plus de 50 % des dettes de l'Argentine par ses créanciers et une dévaluation massive de la monnaie ont permi de renflouement du pays.

Tout ça pour en arriver où ?

Depuis les années terribles Greenspan et ses taux bas, nous avons accumulé au niveau occidental un niveau de dette sans précédent. Les entreprises venaient juste de se faire lourdement sanctionner par cette course folle à la taille majeure, aux investissements hors de prix, le crédit leur était infailliblement accordé, voir plus une Sté était endettée, plus celà qualifiait la qualité de solidité indestructible, sur la foi de la confiance des maitres financiers banquiers.
Donc la longue période de taux bas et de relance via une offre de crédit sans limite dans les montants ni le raffinement des montages (on parle ici du "génie" financiers Anglo Saxon qui est arrivé aux porte de l'emprunteur simple particulier) a permis une accumulation, un gigantesque hématome gonflé de dette. Se méfier si l'hématome se transformait en caillot, plus difficilement résorbable.

Las, l'exéburance irrationnelle des prêteurs, aveuglés par les masses de capitaux prétés et les marge substancielles qu'ils pouvaient en tirer et en retirer via des bonus toujours plus vertigineux, a été battue en bréche et les promesses de marchés monodirectionnels haussier pour le moins contrecarrés, quels que soient les sous jacents (matiéres premiéres plus ou moins exceptées).

La correction via les subprimes US est désormais la fondation d'une nouvelle Tour de Pise. On sait que ça va tomber, mais on ne sait pas quand depuis 1173 la question se pose. Le transfert de la maladie aux Etats s'est fait.

Mais les dettes si elles se créent facilement, ne se résorbent que bien plus difficilement. On le voit dans la crise Argentine, un pays relégué loin dans la hiérarchie des puissants malgré un classement honorable à la base. Rien des mesures conventionnelles n'a permis d'arriver du bon coté du tunnel. Les dévaluations successives, entre autres, ont permis au final de sortir le pays de l'orniére. Cependant si la remise en compétitivité d'un pays isolé et de poids économique modeste est possible par ce biais, qu'en serait il d'un poids plus lourd ? ou d'une accumulation des plus faibles ?

On voit aujourd'hui des monnaies qui se combattent à livre ouvert, l'euro étant cible d'attaque non voilées, via des déclarations fracassantes de G.SOROS, la complaisance des agences de notations, grandes faucheuses des meilleures réputations qu'elles ont érigées pas plus tard que "la semaine derniére" à l'échelle du calendrier économique. Fort indicateur contrarien que ces agences, plus elles sont optimistes, plus il est temps de se couvrir et se mettre à l'abri, avec quelque retard pour remédier au timing qu'elles nous donnent. Par contre une fois leurs foudres déclenchées.... sortir la tête de son trou de combat revient à s'exposer au tir ennemi. Dubaï a son modeste niveau, l'Islande mono dépendante de son secteur financier aprés avoir était tributaire de la seule morue (on croit rêver non ?), la Gréce débitrice depuis Homére, le Japon et ses 200 % d'endettement rapporté à son PIB, le Portugal.... le club Med comme on dit en plaisant ? quid de l'Espagne (qui a apporté un soutien pour le moins suspect à la Gréce dans le recourt au fond européen d'urgence), l'Italie..... que dire sinon que sinon que la France elle même dispose d'un accés direct à la Mare Nostrum. L'Anglettere est également frontaliére de ce même club, via Gibraltar et ses boites aux lettres pour paradis fiscaux et autres Holding opaques.

Que dire du Yuan ? les prémices des remontrances US, sans doute soutenues par d'autres on sans doute eu pour coup de semonce un obus soigneusement tiré devant l'étrave du super tanker de dette US.... le Tnx montré ici (via le support de l'inestimable echoes que je remercie encore une fois).

Oui celà peut durer encore, de solidarité bilatérale en europe, le FMI veille au grain si nécessaire.

Quoi de neuf pour notre marché des actions dans ce noir scénario ?

Régulé, contraint, interdit de tout (voir la néfaste vente à découvert) il est condamné à monter.

Aprés avoir subit le fameux "fly to quality" où même les fonds de tiroirs des actifs boursiers ont été vidangés à outrance  vers les emprunts d'etats, ils pourraient bénéficier d'un "fly to safety", un "au secours" général sur les actifs de dette souveraine. Ce temps parait lointain encore.

Quelles conséquences ? le jour où détenir des dettes d'Etats sera devenu dangeureux ou jugé comme tel (si celà doit arrive.. j'insiste sur le coté fiction réaliste de ce post) les capitaux pourraient trouver refuge dans TOUT ce qui n'est pas lié aux Etats, donc pourquoi pas les actions..... il s'agit d'un autre type de bear market, trés trés court et trés violent, ultra haussier...... on planque son argent là où on pense qu'il sera en sécurité et surtout pas en danger de disparaitre. Pendant le FLY TO QUALITY vers l'obligataire d'Etat, des investisseurs ont même accepté un taux négatif, en achetant/transvasant certains actifs d'Etats par la vente des actions d'entreprise et de monétaire plus ou moins devenus toxiques ou supposé tels, ils savaient qu'ils ne retrouveraient pas la somme initialement versées... mais c'était ça ou accepter le risque que la banque chez qui les fonds étaient déposés ne puissent les rendre, faute de solvabilité. La panique dans sa plus simple expression en fait.

Ceci a pour limite qu'un jour les Etats ont la capacité de prendre les richesses via la nationalisation.... voir la privation pour les particuliers.. au saint nom du bien national. Cette idée noire reviendrait vite une fois la vidange du marché obligataire INVEST réalisée. A noter que le marché obligataire est 5 à 6 fois plus volumineux que celui des actions. Donc l'onde de choc serait non pas multipliée mais exponentielle.

Pourquoi ce préambule Argentin ?

Même si nombre d'éléments politiques ne sont pas concordants avec la situation actuelle, le probléme fut l'émission de monnaie sans controle, son positionnement de parité fixe puis variable bref intenable. A noter que lors de cet épisode du 5/12/1998 où le FMI annonça qu'il lachait purement et simplement l'Argentine, le MERVAL a connu une "embellie" furieuse et imprévisible (là je cherche encore un graphe pour vérifier si ma mémoire ne me fait pas défaut).

Voilà le seul graphe dispo :

merval.JPG


Ok le parché venait d'un effondrement identaique... rachat de ventes à découvert ? fuite massive vers cet actif "de secours" ? voilà ce dont est capable un marché qui panique sur la solvabilité d'un Etat.... puis quelques mois plus tard a peur de la nationalisation ou a trouvé un autre receptacle.... rechute de presque autant.

Qu'est ce qu'on se marre hein ?

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